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Zoom sur "Je te suivrai en Sibérie" d'Irène Frain

Une amoureuse endiablée !

Irène Frain, dans la quarantaine d’ouvrages publiés jusqu’à ce jour, a pour habitude de suivre deux courants : les enjeux inhérents à la condition féminine et une prédilection pour l’Orient. Elle a écrit de nombreuses biographies romancées en s’appuyant sur les faits. C’est le cas ici avec ce récit exceptionnel Je te suivrai en Sibérie.

Nous sommes à la fin de l’épopée napoléonienne. Pauline est née en Lorraine, mais elle part pour Moscou pour tenter de réussir. Elle trouve une place de vendeuse de mode et surtout elle rencontre Ivan Annenkov, un riche aristocrate amoureux d’elle, admirateur de la France des Lumières et qui combat le servage en Russie. Il appartient à une société secrète qui rêve de renverser le tsar Nicolas 1er.

14 décembre 1825 : insurrection des Décembristes. Echec du complot. Des morts, des fusillés et des déportés… en Sibérie. Ivan en fait partie et serait mort dans l’oubli. C’était sans compter avec Pauline qui, avec sept femmes de condamnés, décide de les rejoindre. Elles n’ont peur de rien, font face aux autorités, s’occupent de leurs hommes qui créent une mini-république à la française à l’intérieur de la prison. Cela deviendra légendaire là-bas où ces femmes sont toujours vénérées.

« J’aime les traces », écrit Irène Frain. Elle a suivi celles de Pauline depuis la Lorraine jusqu’à la Transbaïkalie. Elle entraîne son lecteur à bride abattue, avec fougue et sensibilité dans cette équipée où Pauline mène la danse, aventurière et féministe avant l’heure.

Une chevauchée fantastique !